Test complet de l’interface DJ Reloop Flux Go : DVS de poche, avis et prise en main

La Reloop Flux Go arrive sur le marché comme une interface compacte pensée pour le DJ moderne, qu’il s’agisse d’un néophyte curieux du DVS ou d’un utilisateur aguerri cherchant une solution portable. Ce petit boîtier promet une compatibilité étendue avec Serato DJ Pro et d’autres logiciels populaires, tout en conservant le feeling du vinyle grâce au support du timecode. Dans cet essai, nous passons en revue le format, la connectique, les performances en usage réel et les cas d’usage qui feront peut-être de la Flux Go votre prochaine interface audio.

Qu’est-ce que le DVS et pourquoi ça change la manière de mixer?

Le DVS, ou Digital Vinyl System, permet d’utiliser des platines vinyles ou des lecteurs CD pour piloter des fichiers numériques. Le signal timecode envoyé par des vinyles ou CD est interprété par le logiciel, qui reproduit en temps réel les gestes du DJ sur les fichiers stockés. Ce procédé conserve l’ergonomie du disque analogique tout en donnant accès à la bibliothèque numérique sans hardware supplémentaire.

Grâce à une interface audio compatible, un logiciel comme Serato, Traktor ou rekordbox et des supports timecode, vous obtenez une chaîne DVS complète. Beaucoup d’utilisateurs apprécient le DVS pour le mix, le scratching et l’archivage des sets. Pour les DJ qui ne veulent pas multiplier les lecteurs, le DVS reste une solution économique et flexible.

La qualité du résultat dépend autant de l’interface que des réglages de latence et de l’optimisation du système hôte. Une interface performante minimise les pertes et la latence, garantissant que chaque scratch se traduise fidèlement dans le logiciel.

Premières impressions matérielles et contenu de la boîte

L’emballage de la Flux Go est minimaliste mais bien pensé : câble USB-C, notice succincte et un petit autocollant. L’activation du DVS dans Serato DJ Pro se fait automatiquement, ce qui facilite la mise en route pour les débutants. Notez tout de même que les vinyles timecode et des câbles RCA supplémentaires ne sont pas fournis.

La coque en plastique privilégie la légèreté : l’interface pèse seulement 168 grammes et mesure à peine 115 × 82 × 26 mm. Les connecteurs RCA sont plaqués or et solidement fixés, la vis de masse reste petite mais fonctionnelle, et une molette de volume casque se trouve sur le côté. Le produit mise sur la portabilité plutôt que sur un châssis métallique lourd.

Caractéristique Flux Go Reloop Flux (standard)
Dimensions 115 × 82 × 26 mm 160 × 120 × 34 mm
Poids 168 g ~900 g
Entrées/sorties 2x RCA commutables phono/ligne, sortie ligne, casque 3,5 mm Entrées et sorties RCA supplémentaires, ports USB additionnels
Prix indicatif ~219 € ~369 €

Comment se comporte la Flux Go en DVS: latence, stabilité et compatibilité?

La Flux Go gère l’audio en 24 bits et propose plusieurs taux d’échantillonnage jusqu’à 96 kHz, ce qui est remarquable pour une interface de cette taille. Elle fonctionne en plug-and-play sur macOS et iOS, tandis que des pilotes ASIO sont disponibles pour Windows. La compatibilité logicielle est large et inclut Serato DJ Pro, Traktor, rekordbox et d’autres solutions DJ.

Lors d’essais pratiques, la latence est restée imperceptible avec des réglages raisonnables. Nous avons essayé 256, puis 128 échantillons sur un Mac ancien et le rendu était fluide, sans accrocs lors du scratching. Les réglages système recommandés varient selon l’usage : pour du scratching intensif, un Mac avec puce M1 ou un PC puissant réduira encore la latence.

La fidélité sonore nous a paru très bonne, avec une dynamique préservée et une absence de parasites notables. Seule remarque fonctionnelle : la présence d’une unique LED d’alimentation se révèle insuffisante pour le monitoring visuel du signal, contrairement aux interfaces plus volumineuses qui intègrent des indicateurs de niveau.

Pour qui la Reloop Flux Go représente-t-elle une bonne option?

La Flux Go vise avant tout les DJ qui veulent du DVS sans s’encombrer d’un rack complet. Elle séduira les scratcheurs mobiles, les utilisateurs de tables de mixage analogiques souhaitant intégrer des sources numériques, ainsi que les débutants qui veulent expérimenter le timecode. Son faible poids en fait un compagnon de voyage pratique.

Parmi les profils intéressés, on retrouve notamment :

  • Les DJs qui se déplacent souvent et veulent une interface légère.
  • Les amateurs de vinyle voulant accéder aux fichiers numériques.
  • Les techniciens qui cherchent une solution de secours pour les sets.

Peut-on l’utiliser sur mobile et pour la production?

L’utilisation en mobilité est possible et simple à mettre en place avec un iPad ou un iPhone, en respectant les contraintes d’alimentation. L’interface ne recharge pas l’appareil hôte en USB-C sur la plupart des configurations, donc il faut penser à l’autonomie lors d’un set long. Néanmoins, la connexion permet de router le master et le casque via la Flux Go pour une utilisation complète en mode autonome.

Algoriddim djay sur mobile

Nous avons testé la Flux Go avec l’application djay sur iPad et iPhone : les réglages de latence par défaut (256 échantillons) sont stables et les options à 128 ou 64 sont disponibles. La pré-écoute fonctionne correctement et le son du casque est propre et puissant, idéal pour mixer sans matériel additionnel.

Ableton Live et autres STAN

Comme interface audio pour l’enregistrement et la production, la Flux Go remplit son rôle. Elle permet d’échantillonner des vinyles ou d’enregistrer un set via un logiciel comme Ableton Live. Les musiciens nomades apprécieront la portabilité, tandis que les producteurs pourront capturer des sources analogiques en bonne qualité.

Articles similaires

Noter cet article

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Articles Récents

Notre équipe est 24 h/24 à votre écoute

Posez-nous toutes vos questions et faites-nous part de toutes vos inquiétudes dès maintenant. Nous vous répondrons immédiatement.