Tone King ramène le caractère chaleureux d’un combo vintage dans un boîtier compact avec son Imperial Preamp, une pédale qui promet le grain des amplis à lampes tout en restant pensée pour le pedalboard moderne. Dès la prise en main, on sent l’ambition : reproduire les sensations d’un Imperial MKII sans sacrifier la flexibilité. Le rendu doit séduire ceux qui cherchent une couleur américaine classique, enrichie de fonctions contemporaines comme les IR et la connectivité USB-C. Ce test détaille la conception, la connectique et l’usage au quotidien pour apprécier si l’objet tient ses promesses sonores et pratiques.
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ToggleQuelles sont les caractéristiques matérielles essentielles?
La pédale affiche des dimensions compactes et un châssis métallique rigide qui inspire confiance sur scène. Le format reste pensé pour un pedalboard sans occuper trop d’espace, avec un poids proche d’un kilogramme.
Le panneau supérieur regroupe deux canaux distincts. Le canal RHYTHM propose Volume, Bass et Treble, tandis que le canal LEAD propose Volume, Tone et le sensible Mid‑Bite qui sculpte les médiums et ajoute de la présence.
L’électronique intègre trois lampes 12AX7 et un étage simulé de puissance dit « zero watt poweramp » qui reproduit en partie la dynamique d’une tête à lampes. Vous retrouvez aussi une section d’effets intégrée avec réverbération spring et trémolo, pilotables par des footswitches dédiés.
Quelles connexions et quelles options d’intégration sont proposées?
La tranche arrière regroupe une entrée instrument jack 6,35 mm, une boucle d’effets Send/Return stéréo et des sorties pensées pour la scène ou le studio. Deux sorties symétriques XLR Left/Right permettent d’envoyer un signal direct vers une console ou une interface, avec simulation d’enceinte via IR embarquées.
Les interactions avec un ampli sont complètes grâce aux jacks From Amp Send, To Amp Return et To Amp In. La pédale comprend aussi une sortie casque, une entrée MIDI DIN 5 broches et un port USB‑C pour gérer les IR et quelques paramètres depuis l’application dédiée.
La section alimentation repose sur un adaptateur 12 V DC fourni et la consommation annoncée reste élevée en raison des tubes et du circuit numérique. Un commutateur Ground Lift permet de traiter les pertes de masse en configuration son direct.
Quels outils logiciels et quelles fonctions avancées apporte l’éditeur?
L’éditeur Tone King pour PC/Mac facilite la gestion de la pédale via USB‑C. L’interface se montre claire et rapide à prendre en main, ce qui rend la manipulation des IR et la sauvegarde des réglages particulièrement fluide.
Parmi les options utiles, l’application propose notamment :
- gestion et assignation de 128 préréglages mémorisables,
- activation du Reverb Tails pour laisser la réverbe se dissiper lors d’un changement de preset,
- filtres passe‑haut et passe‑bas indépendants par canal et importation d’IR en WAV jusqu’à 96 kHz.
La pédale accepte trois IR par canal en mémoire interne et Tone King livre une sélection d’IR OwnHammer bien équilibrées. Vous pouvez aussi désactiver totalement la section d’émulation d’enceinte pour envoyer le signal brut vers une cabine réelle.
Comment se comporte la pédale en pratique et quelles sont ses qualités sonores?
Le canal RHYTHM restitue des sons clairs définis et percutants, avec une assise basse généreuse qui demande parfois une atténuation selon la guitare utilisée. Le son reste musical et réactif, et il s’obtient facilement en jouant sur les potards sans transformations abruptes.
En poussant le Volume sur sa portion supérieure, le préampli gagne en caractère et offre un crunch très convaincant, avec une sensation organique proche d’un ampli à lampes. La réverbe spring intégrée apporte des espaces aériens sans masquer l’attaque.
Le canal LEAD évolue du léger crunch à une saturation plus soutenue en restant fidèle aux tonalités tweed vintage plutôt qu’aux sonorités high‑gain modernes. Le réglage Mid‑Bite influe fortement sur la présence et le grain, utile pour percer dans un mix ou pour chanter sur une mélodie lead.
Globalement, le comportement dynamique se rapproche de celui d’une tête à lampes : réponses aux nuances du jeu, compression naturelle et interaction intéressante avec des pédales de saturation externes. Les réglages apparaissent progressifs et fiables, évitant les excès caricaturaux.
Quels sont les points pratiques à connaître pour l’intégrer dans votre configuration?
Si vous prévoyez d’utiliser la pédale en direct, les sorties XLR avec simulation d’enceinte constituent un atout majeur pour envoyer un signal prêt à mixer. Le Ground Lift et les options IR réduisent les problèmes fréquents lors d’une connexion en FOH.
L’intégration au pedalboard est facilitée par la possibilité de l’insérer dans la boucle d’effets d’un ampli ou de l’utiliser pour ajouter des canaux au préampli existant. Son protocole MIDI complet permet d’automatiser et rappeler des presets depuis un contrôleur externe.
En studio, la compatibilité USB‑C et la banque d’IR fournies accélèrent les prises directes. Si vous privilégiez la flexibilité, la pédale demeurera un outil polyvalent, adapté aux guitaristes cherchant un rendu lampes dans un format compact.
| Caractéristique | Détail |
|---|---|
| Dimensions | 183 × 145 × 70 mm |
| Poids | ≈ 900 g |
| Lampes | 3 × 12AX7 |
| Sorties | XLR symétriques L/R, jack ligne, casque |
| Connectivité | MIDI DIN, USB‑C, boucle d’effets |
| Préréglages | 128 emplacements |
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Avec une formation en musicologie et une expérience dans l’événementiel, Eléonore Chastain est une passionnée des concerts et de la scène musicale. Elle analyse les performances artistiques et partage ses impressions avec précision.
