Test de la pédale de saturation Crazy Tube Circuits Orama : avis, son et démo

La Crazy Tube Circuits Orama réunit deux machines de saturation dans un seul boîtier compact, pensée pour les guitaristes qui cherchent des textures allant du rock old school au doom stoner. Sa conception combine un préampli inspiré de l’Orange OR120 et une fuzz puisant ses racines dans la Frantone Peachfuzz, le tout avec la signature sonore de la marque grecque. Vous trouverez ici une présentation technique, des conseils de réglages et des idées d’agencements pour exploiter pleinement cette double pédale. Le propos reste pratique et précis afin de vous aider à décider si l’Orama doit intégrer votre chaîne d’effets.

Qu’est-ce que la Crazy Tube Circuits Orama et que contient son boîtier?

L’Orama porte bien son nom puisqu’elle propose une vision complète de la saturation moderne et vintage. Le côté gauche du boîtier reproduit un préampli type Orange OR120, alors que la droite regroupe une fuzz inspirée de la Frantone Peachfuzz, le tout dans un châssis en métal moulé de taille raisonnable. Les deux circuits fonctionnent indépendamment et peuvent aussi être empilés, ce qui ouvre de nombreuses possibilités de textures et de dynamique.

La finition est robuste et les footswitches sont des modèles silencieux en True Bypass à relais. Les entrées et sorties sont disposées sur le dessus, et une boucle d’effets entre les deux sections autorise l’insertion d’un effet dédié ou le routage des deux circuits dans des boucles séparées d’un switcher externe. Cette flexibilité montre l’attention portée aux usages sur scène et en studio.

Les commandes couvrent tout le spectre nécessaire pour sculpter le son. Voici un résumé pratique des principaux réglages pour visualiser rapidement ce que propose la pédale.

  • Côté Preamp/Amp in a Box

    • F.A.T (sélecteur cranté) pour la tenue des basses
    • Hz et kHz pour sculpter les graves et les aigus
    • H.F.D pour booster les harmoniques hautes
    • Gain et Master pour contrôler la saturation et le volume

  • Côté Fuzz

    • Fuzz pour la quantité de distorsion
    • Tone pour l’égalisation
    • Volume pour le niveau de sortie
    • Switch Raw/Burn pour deux couleurs de fuzz

Comment fonctionne le préampli inspiré de l’Orange OR120?

Le circuit Preamp/Amp in a Box utilise des JFET et une tension interne portée à 34 volts par un booster intégré. Cette architecture procure une grosse réserve de headroom et une dynamique proche d’un ampli à lampes, ce qui autorise des nettoyages express en tournant simplement le volume de la guitare. Les commandes F.A.T et H.F.D reprennent les principes de l’OR120 original et permettent des transformations sonores très marquées.

Le réglage F.A.T agit comme un filtre de masse en changeant la quantité de basses et de bas médiums envoyés dans les étages de saturation. En augmentant ce paramètre, le son gagne en punch et en lourdeur, jusqu’à produire des graves très imposants. Le H.F.D enrichit la partie haute du spectre en ajoutant des harmoniques et de la présence, utile pour faire ressortir les accords dans un mix dense.

La polyvalence du circuit permet trois usages principaux selon le positionnement dans votre chaîne d’effets: préampli direct vers une entrée return, amp in a box devant un ampli au ton clair, ou simple boost dynamique. Le comportement avec le potard de Gain révèle plusieurs paliers de saturation, allant d’un crunch organique jusqu’à un high gain serré et contrôlé.

Caractéristique Détail
Dimensions 120 mm × 97 mm × 49 mm
Poids 423 grammes
Tension interne Booster 9V → 34V
Bypass True Bypass à relais
Connexions Entrées/Sorties sur le dessus et boucle d’effets entre les deux sections

Quelle personnalité offre la section fuzz inspirée de la Frantone Peachfuzz?

La fuzz de droite s’appuie sur un circuit à amplis opérationnels qui favorise une saturation épaisse, proche d’un ampli lampé à l’attaque. Le switch Raw/Burn propose deux voix distinctes: une fuzz ouverte et dynamique, et une variante plus compressée avec des graves renforcés. Ces deux modes couvrent une grande palette, du grain fin et articulé aux murs de fuzz plus massifs.

Le potard Tone se montre efficace pour sculpter la brillance sans dénaturer l’épaisseur du signal. Le réglage Volume peut aussi ajouter une couleur en poussant légèrement l’étage de sortie, ce qui permet de jouer sur le sustain et la sensation de sag. Globalement, la fuzz conserve une bonne dynamique et répond bien au toucher, ce qui la rend utile autant pour des rythmiques cradingues que pour des leads soutenus.

Comment régler et empiler les deux circuits pour obtenir les sons rock doom et stoner?

Chaque circuit révèle son caractère seul, mais les meilleures textures apparaissent souvent lorsqu’ils sont combinés. Pour obtenir un crunch typé rock britannique, positionnez le préampli à des réglages médiums et utilisez la fuzz en Raw pour ajouter de la définition. Si vous visez un son doom ou stoner massif, poussez le F.A.T vers les crans supérieurs et passez la fuzz en Burn pour saturer les basses et maximiser le sustain.

Quelques conseils pratiques pour votre chaîne d’effets: ajustez d’abord les égalisations Hz et kHz du préampli avant de monter le gain, testez les deux positions du switch Raw/Burn selon le registre, et profitez de la boucle interne pour insérer un delay ou une modulation entre les deux circuits. Vous pourrez ainsi obtenir des textures très distinctes tout en gardant une grande homogénéité de timbre.

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