LCPRO remet le couvert avec l’Auron One20, un projecteur asservi hybride pensé pour les techniciens lumière qui cherchent un compromis entre performances et budget. Ce modèle veut rassembler des fonctionnalités beam, wash et effets dans un format compact et transportable, tout en restant accessible financièrement. Les mots clés du débat sont clairs : LED COB RGBL, contrôle DMX/RDM, zoom 4°–45° et une consommation maîtrisée pour une utilisation en salle. Nous passons en revue ses atouts et ses limites pour vous aider à décider si cet appareil mérite sa place dans votre parc matériel.
Sommaire
ToggleQuelles sont les spécifications techniques principales de l’Auron One20 ?
Le One20 se positionne comme une solution compacte et légère avec un tarif attractif. Le fabricant annonce un prix d’entrée proche de 675 € et un poids de seulement 8,3 kg, ce qui en fait un candidat intéressant pour les tournées legères et les installations temporaires. Le châssis combine plastique et métal pour réduire les coûts sans sacrifier entièrement la rigidité.
La source centrale repose sur une LED COB RGBL de 120 W accompagnée d’un anneau de 24 LED secondaires RGB propriétaires de faible puissance pour les effets. L’optique intègre une lentille Fresnel et un zoom couvrant 4° à 45°, permettant de passer d’un faisceau très concentré à un éclairage plus diffus selon les besoins scéniques. Le refroidissement est confié à des ventilateurs à vitesse variable contrôlée selon la température afin d’optimiser le rapport performance/bruit.
Sur le plan connectique, l’appareil supporte DMX-512 et RDM avec plusieurs modes DMX disponibles et des embases XLR 3 et 5 broches. L’alimentation se fait via un connecteur Power Twist TR1 et la consommation maximale est annoncée à 310 W. Avec un indice de protection IP20, l’usage reste réservé aux environnements intérieurs.
| Caractéristique | Valeur |
|---|---|
| Source principale | LED COB RGBL 120 W |
| LED secondaires | 24 LED RGB anneau (0,2 W) |
| Zoom | 4°–45° |
| Consommation max | 310 W |
| Dimensions | 297 × 438 × 183 mm |
| Poids | 8,3 kg |
| Indice IP | IP20 |
Comment se déroule le déballage et quelle est la première prise en main ?
Le carton contient l’appareil, un câble Schuko‑TR1 et un support Omega prêt à être fixé pour une utilisation suspendue. L’absence d’interrupteur marche/arrêt signale que la mise sous tension s’effectue directement via le câble TR1 et le verrouillage se montre fiable lors des connexions. Deux poignées intégrées facilitent la manipulation et la base intègre un système de verrouillage rapide pour le support.
La construction mélange plastique et éléments métalliques afin de réduire le poids sans complètement sacrifier la solidité. Vous constaterez rapidement que l’appareil reste plus léger qu’un boîtier tout métal mais qu’il n’atteint pas la robustesse des modèles professionnels haut de gamme. Le panneau de commande frontal regroupe un écran couleur et cinq boutons permettant une navigation fluide dans les menus.
Les orifices d’aération sont placés pour assurer une circulation d’air satisfaisante autour de la lentille Fresnel et des LED. La face inférieure intègre des points d’ancrage pour la sécurité et quatre pieds en caoutchouc pour stabiliser l’appareil sur scène ou en régie. Enfin, la présence d’un fusible accessible simplifie les opérations de maintenance basiques.
Quels types de modes de contrôle et d’effets propose l’appareil ?
Le One20 offre trois grandes familles de contrôle : pilotage direct depuis l’appareil, synchronisation son‑lumière (sound‑to‑light) et commande via DMX/RDM. Le mode manuel reproduit quasiment toutes les possibilités du mode DMX 26 canaux et permet de gérer panorama, inclinaison, valeurs RGBL et nuances de blanc. Des macros de couleur et des séquences prédéfinies facilitent le travail rapide en situation live.
La gestion des LED secondaires peut se faire en valeurs fixes ou via des presets d’effets avec réglage de la vitesse indépendamment de la COB. Le zoom influe sur la netteté et la diffusion du faisceau, et un filtre interne vise à atténuer les franges colorées observables en position large. La sensibilité du micro et les courbes de gradation restent ajustables depuis le menu pour mieux s’adapter aux environnements sensibles.
- Modes disponibles : manuel, sound‑to‑light, DMX/RDM.
- Effets : macros couleur, séquences, pixel mapping limité via LED secondaires.
- Contrôle du bruit : ventilateurs à gestion thermique pour limiter la gêne en salle.
Le sound‑to‑light fonctionne de manière fiable pour des usages non professionnels et offre une réactivité satisfaisante pour des événements de petite à moyenne envergure. Les utilisateurs plus exigeants apprécieront la possibilité de réinitialiser la source lumineuse et d’ajuster les paramètres moteur pour des mouvements plus ou moins rapides. Dans l’ensemble, la prise en main reste intuitive et adaptée aux techniciens en déplacement.
Quels sont les différents modes DMX et comment les choisir ?
L’appareil propose quatre principaux jeux de canaux DMX: 21, 26, 37 et 109. Le mode 21 canaux, nommé Washlight par le constructeur, se concentre sur les fonctions basiques d’éclairage sans exposer tous les réglages des LED secondaires. Ce mode est utile pour des configurations simples et pour limiter l’usage de canaux dans de grands parcs d’équipements.
Le mode 26 canaux reprend l’ensemble des commandes visibles en manuel tandis que le mode 37 canaux ajoute des réglages fins pour les gradateurs et les couleurs. Le mode 109 canaux propose un contrôle très granularisé des LED secondaires et s’adresse aux scénarios nécessitant du pixel mapping poussé et une personnalisation couleur par LED. Les réglages PWM pour la modulation d’intensité permettront par ailleurs de réduire le scintillement gênant pour la vidéo et la photo.
Pour choisir le mode adapté, il faut évaluer la complexité de votre show et la granularité de contrôle souhaitée. Les productions live avec priorité à la simplicité privilégieront 21 ou 26 canaux tandis que les installations créatives à base de mapping tireront avantage du mode 109. N’oubliez pas de vérifier la compatibilité RDM si vous prévoyez une supervision distante des appareils.
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Avec une formation en musicologie et une expérience dans l’événementiel, Eléonore Chastain est une passionnée des concerts et de la scène musicale. Elle analyse les performances artistiques et partage ses impressions avec précision.
