Test comparatif barres LED Showtec IP Pixelstrip 40 vs 80 : lequel choisir ?

Showtec propose avec les barres IP Pixelstrip 40 et 80 une solution LED pensée pour l’événementiel, mêlant pixels adressables, protection tout-terrain et une promesse de rendu visuel soigné. Le fabricant hollandais vise autant les sociétés de location que les DJs et les intégrateurs, et insiste sur un rapport qualité-prix attractif malgré un tarif qui inclut un contrôleur indispensable. Nous passons en revue la construction, l’usage sur le terrain, les protocoles compatibles et ce qu’il faut savoir avant d’investir.

Quelles différences techniques entre les Pixelstrip 40 et 80 ?

Les deux barres se distinguent d’abord par la taille et le nombre de LED. Le Pixelstrip 40 embarque quarante LED RGB et mesure légèrement plus de 50 cm tandis que la version 80 double la quantité de diodes et atteint un mètre.

La consommation électrique varie également : environ 16 W pour le modèle compact et 31 W pour la version longue. Les deux offrent une gradation continue, un effet stroboscopique jusqu’à 20 Hz et une dissipation passive qui garantit un silence de fonctionnement.

La robustesse est au rendez-vous avec un indice IP65, un châssis métallique en finition noir mat et un capot plexi remplaçable. Les poids diffèrent : ≈1,6 kg pour le 40 et ≈2,4 kg pour le 80, ce qui facilite l’intégration selon les contraintes de montage.

Tableau comparatif rapide

Caractéristique Pixelstrip 40 Pixelstrip 80
Nombre de LED 40 RGB 80 RGB
Longueur 50,4 cm 100,4 cm
Consommation ≈16 W ≈31 W
Indice de protection IP65
Poids 1,6 kg 2,4 kg

Quel rôle joue le contrôleur IP Pixel et pourquoi il est essentiel ?

Le contrôleur IP Pixel constitue le cœur du système car les barres ne fonctionnent pas de manière autonome sans lui. Il alimente et pilote jusqu’à seize unités, délivrant une sortie 48 V et supportant une puissance totale conséquente.

Les options de contrôle sont larges et modernes, incluant DMX/RDM, Art-Net, Kling-Net et sACN. Le panneau frontal comporte un petit écran et quatre touches tactiles qui permettent une programmation rapide et des réglages pratiques comme l’inversion de pixels et la segmentation des barres.

Sur le plan physique, le boîtier affiche une construction mobile et robuste avec sorties Power Twist TR1 et quatre rails d’alimentation pour répartir les groupes de Pixelstrip. Le contrôleur est protégé contre poussière et jets d’eau, ce qui facilite les utilisations extérieures, mais il représente un coût supplémentaire à prendre en compte avant achat.

Quels protocoles et options de configuration sont disponibles?

Les protocoles supportés ouvrent la voie à de nombreuses intégrations réseau et show control. Voici les principaux formats compatibles :

  • DMX / RDM pour les consoles classiques
  • Art-Net et sACN pour les réseaux Ethernet
  • Kling-Net pour des mises en réseau dédiées aux pixels

En DMX classique, plusieurs modes sont proposés selon la résolution souhaitée, allant d’une configuration simple à des options très fines pour un contrôle pixel par pixel. Le contrôleur conserve aussi des modes autonomes et des préprogrammes utilisables sans console.

Comment se comportent les Pixelstrip en conditions réelles?

La mise en route est directe : le système démarre dès la mise sous tension et l’écran du contrôleur guide rapidement les premiers pas. Les temps de latence sont négligeables et l’allumage est instantané, ce qui aide lors des installations rapides en événementiel.

Vous remarquerez que les câbles d’alimentation fournis sont courts, ce qui oblige souvent à prévoir des rallonges sur scène. L’interface utilisateur reste simple et intuitive, et les modes autonomes permettent d’obtenir des effets convaincants sans programmation approfondie.

Quels résultats visuels et quelles options de personnalisation attendre?

Les couleurs sortent saturées et stables, avec un mélange RGB homogène. Les transitions et les gradients sont fluides, même lorsque plusieurs barres sont chaînées et synchronisées via le contrôleur.

Des diffuseurs interchangeables modifient l’aspect du faisceau en atténuant les contours et en adoucissant l’apparence lumineuse. Le système propose aussi près de trente séquences préprogrammées et un mode combiné regroupant tous les effets, réglables en vitesse et en direction.

Quels modes DMX choisir selon vos besoins?

Le mode basique à huit canaux couvre les fonctions essentielles : gradateur, strobe, RVB et contrôles d’effets. Il suffit souvent pour une utilisation rapide et permet de limiter la charge sur une console.

Le mode à douze canaux apporte des canaux supplémentaires pour le rétroéclairage et un paramètre permettant d’ajuster la largeur d’un effet, ce qui donne plus de latitude créative. Pour des installations très complexes, le système autorise des configurations haute résolution mais il convient de vérifier les limites de votre architecture DMX.

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