26 février 2019 à 20h30 - Cinémathèque

LA JEUNE FILLE AU CARTON À CHAPEAU

CINÉ-CONCERT (DEVUŠKA S KOROBKOJ) DE BORIS BARNET
1927. URSS. 67 min. N&B. Muet. 35 mm. Intertitres russes sous-titrés en français.

Le premier film de Boris Barnet, élève de Lev Kuleshov à l’Institut du cinéma de Moscou. Comme plus tard dans La Maison de la rue Troubnaïa, et comme dans beaucoup de films de la période de la NEP (Nouvelle Politique Économique), Barnet aborde la crise du logement qui frappe alors l’URSS, en y mêlant une histoire de billet de loterie gagnant sur fond de mariage très arrangé. Une première réussite toute en poésie, humour et tendresse. Ou, mariage blanc pour toit rouge : une jeune fille moscovite épouse un jeune ouvrier provincial candide pour lui permettre de trouver un logement…

KAROL BEFFA Piano

 

Rencontre avec Karol Beffa et Charlotte Ginot-Slacik, musicologue

L’Union Soviétique, patrie du cinéma moderne ? A l’issue du ciné-concert de La Jeune Fille au carton à chapeau, le pianiste et improvisateur Karol Beffa évoque, en compagnie de Charlotte Ginot-Slacik, l’impact du cinéma sur les avant-gardes russes. Pour Chostakovitch et Prokofiev, le cinéma s’impose comme un art majeur, qui suscite des chefs-d’œuvre tels qu’Alexandre Nevski. L’occasion est belle de partir à la découverte d’un patrimoine oublié.

Fonds russe à la Cinémathèque de Toulouse

Si tout le cinéma intéresse la Cinémathèque de Toulouse, celle-ci a su, depuis les origines, développer des pôles d’excellence tous particuliers dont le cinéma russe et soviétique fait partie. Depuis 1965, en effet, la Cinémathèque a noué des relations d’amitié et de confiance avec quelques-unes des plus grandes archives au monde comme le Gosfilmofond à Moscou. Ces liens privilégiés entre les deux cinémathèques ont permis de nombreux échanges de copies.
Le fonds de cinéma russe et soviétique conservé à Toulouse, un des plus importants à l’ouest de Moscou, couvre l’ensemble du XXe siècle, de la fin du cinéma d’époque tsariste aux années 1970. Riche d’environ 500 titres, il s’est élargi ces dernières décennies aux cinématographies d’Europe centrale, en particulier la Bulgarie, la Pologne et la Hongrie.