Hier soir, l’Accor Arena a vibré pour un concert hommage à Werenoi, mais la soirée, loin de faire l’unanimité, a rapidement suscité polémique. Entre une scénographie critiquée, l’absence de certains proches collaborateurs et la montée sur scène du jeune Omar, l’événement a relancé le débat sur la manière d’honorer la mémoire d’un artiste disparu.
Plus de 15 000 personnes étaient présentes pour une soirée mêlant prestations live, extraits d’archives et un aperçu du documentaire attendu sur Netflix le 17 mai 2026. Pendant près de deux heures, des figures du rap francophone — de Hamza à Fianso, en passant par Lino, Dinos, Youssoupha, La Mano 1.9 ou Keblack — se sont succédé sur la scène de Bercy pour revenir sur le répertoire et la trajectoire du rappeur, mort en mai 2025 à 31 ans.
Un public partagé
La réception du spectacle a été contrastée. Plusieurs spectateurs ont salué l’émotion dégagée par certaines prestations, tandis que d’autres ont quitté la salle sur leur faim, déçus par la composition de la soirée et par l’ordre des interventions.
Des noms régulièrement associés à Werenoi — Ninho, Damso, Tiakola, PLK, Jul, Aya Nakamura, Gims, ou encore SDM — n’étaient pas au rendez-vous, alors que certains fans espéraient les voir rendre hommage directement sur scène.
- Programmation : alternance de têtes d’affiche et d’artistes moins connus qui a déstabilisé une partie du public.
- Répertoire : plusieurs invités ont préféré interpréter leurs propres titres plutôt que des chansons de Werenoi.
- Accès aux proches : la mère de l’artiste, non invitée, a été empêchée d’entrer selon des témoins.
- Présence d’Omar : la montée du fils du défunt sur scène a été jugée malaisante par certains.
- Production : des critiques sur la mise en scène et la coordination des séquences, perçues comme insuffisantes pour un événement de cette ampleur.
La venue d’Omar, image sensible
Le passage sur scène du jeune garçon a concentré une part importante des reproches. Plusieurs médias et internautes ont évoqué une scène « glaçante » et ont estimé que l’enfant semblait dépassé par l’événement, ravivant la question des limites à ne pas franchir quand il s’agit d’un mineur en deuil.
La situation familiale a ajouté à la tension : la mère du rappeur n’était pas présente dans la salle et la production, pilotée par Babs, a fait l’objet de critiques, notamment en raison de l’absence du producteur, visé par des procédures judiciaires et retenu à l’étranger.
La presse a aussi pointé le choix de diffuser des extraits du futur documentaire comme élément narratif central de la soirée. Certains observateurs ont estimé que ces séquences, mêlées à des prestations parfois décalées, ont fragmenté l’hommage plutôt que de le renforcer.
Des voix pour et contre
Malgré les reproches, plusieurs participants ont salué la charge émotionnelle de la soirée et la présence d’artistes proches de Werenoi. Pour ceux-là, l’événement a permis de célébrer la carrière du rappeur dans une salle comble et de donner un avant-goût du documentaire à venir.
À court terme, cette soirée relance trois enjeux concrets : l’écriture de la mémoire artistique de Werenoi, la gestion des tensions familiales autour de sa disparition, et la manière dont les producteurs organisent ce type d’hommage public. Le documentaire diffusé sur Netflix le 17 mai 2026 devrait apporter des éléments complémentaires et raviver, probablement, la discussion.
Articles similaires
- Werenoi à Bercy: tarifs des billets pour le concert hommage révélés
- Demande en mariage surprise au concert: Marine fond en larmes
- Les Enfoirés 2026: passage mémorable émeut le public en direct
- concert dédié à la comédie musicale la plus décriée : une ancienne prof de la Star Academy annoncée
- BTS relance la billetterie du Stade de France: espoir pour les fans en attente

Avec une formation en musicologie et une expérience dans l’événementiel, Eléonore Chastain est une passionnée des concerts et de la scène musicale. Elle analyse les performances artistiques et partage ses impressions avec précision.
