Rosalía à Lyon : setlist surprise et images exclusives du concert d’ouverture

Rosalía a lancé hier soir sa tournée mondiale à la LDLC Arena de Lyon, offrant un spectacle qui mise autant sur l’image que sur la musique. Ce premier rendez‑vous pose d’emblée le Lux Tour comme un événement scénique majeur de la saison, et interroge la place de l’artiste entre performance, art visuel et communion populaire.

Un décor pensé comme une œuvre collective

Le show, conçu en collaboration avec le collectif français (La)Horde, combine chorégraphie, installations et une scénographie dense qui transforme la salle en plateau vivant. Un véritable orchestre prend place au centre de l’arène, tandis que la mise en scène enchaîne tableaux visuels et ruptures de ton.

Rosalía apparaît sur scène dans une entrée très travaillée, puis déroule un flux de séquences où les costumes, les accessoires et la lumière renouvellent sans cesse l’impact des chansons. Particularité pratique : les paroles sont projetées en français au‑dessus de la scène, facilitant la compréhension des thèmes du dernier album pour le public local.

Religieux, pictural, sensuel

Le spectacle puise largement dans l’imagerie religieuse et la peinture classique. À plusieurs reprises, la chanteuse adopte des postures rappelant des œuvres connues ou des figures historiques, jusqu’à installer un espace mimant un confessionnal au cours du concert.

Parallèlement, la dimension sensuelle est omniprésente — certaines chansons sont interprétées avec une intensité physique assumée — et se mêle à des passages plus nocturnes : le morceau « Berghain » bascule ainsi vers une tension techno brute qui évoque, sur le plateau, des scènes de sabbat picturales.

La proximité avec le public

Au-delà de la scénographie, Rosalía n’hésite pas à créer des moments d’échange direct avec la foule. Une interaction rapprochée s’installe à plusieurs reprises, renforçant l’impression d’un spectacle vivant où le public n’est pas seulement spectateur mais acteur.

Une setlist volontairement tranchée

Le choix des chansons confirme une volonté artistique claire : mettre en lumière le récent album LUX tout en conservant quelques étapes marquantes de sa discographie antérieure. Sur scène, la plupart des morceaux du dernier disque sont joués, mais certaines plages annoncées ont été retirées à la dernière minute.

Autre décision notable : l’absence totale d’extraits de l’album qui l’a révélée internationalement en 2018. Pas de « Malamente » ni d’autres titres majeurs de cette époque, de même que certains tubes collaboratifs ne figurent pas dans la programmation. Malgré ces omissions, la réception du public reste très positive.

Acte Titres
Acte 1 Sexo, violencia y llantas; Reliquia; Porcelana; Divinize; Mio Cristo piange diamanti
Acte 2 Berghain; SAOKO; LA FAMA; LA COMBI VERSACE; De madrugá
Acte 3 El redentor; Can’t Take My Eyes Off You (reprise); La perla; Sauvignon blanc; La yugular; Dios es un stalker; La rumba del perdón; CUUUUuuuuuute
Acte 4 LA NOCHE DE ANOCHE; BIZCOCHITO; DESPECHÁ; Novia robot; Focu ’ranni
Rappel Magnolias

Que retenir ?

  • La production privilégie l’expérience visuelle et la mise en scène, au‑delà du simple concert.
  • Le spectacle met l’accent sur le récent album LUX, avec des choix de setlist assumés et parfois surprenants.
  • Le parti pris artistique — absence des titres qui l’ont révélée — ne freine pas l’adhésion du public.

Après Lyon, la tournée s’installe à Paris pour plusieurs soirées à l’Accor Arena : une étape clé qui permettra de confirmer si le Lux Tour s’impose, au fil des dates, comme l’une des grandes productions live de l’année.

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